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© Collectif Au Fond à gauche
En 1841, Paris est une ville de 3 370 hectares dont la limite administrative coïncide avec l’enceinte des Fermiers généraux, édifiée de 1784 à 1787 pour percevoir les droits d’octroi sur les marchandises entrant en ville. La loi du 17 février 1800, confirme la division de la Ville en douze “arrondissements municipaux” et quarante-huit “quartiers”, hérités des “municipalités” et des “sections” de la période révolutionnaire. En 1795, le législateur avait souhaité réunir, au sein des mêmes circonscriptions, des quartiers riches et des quartiers pauvres. La géographie parisienne en 1841 n’est plus celle de 1795 ou de 1800, et les contours des arrondissements surprennent les contemporains.
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De 1841 à 1860, la limite administrative de la Ville des douze arrondissements reste inchangée. Les fortifications de Thiers, ministre de Louis Philippe qui en fit voter la construction, sont donc édifiées de 1841 à 1846 à l’extérieur de Paris sur les territoires de communes du département de la Seine. Entre l’enceinte des Fermiers généraux et les fortifications s’étend la “petite banlieue”, faite de communes de banlieue et de portions des communes traversées par les fortifications.
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Au Ier janvier 1860, les limites administratives de Paris sont portées jusqu’au pied de l’enceinte fortifiée. Avec ses 20 arrondissements, la capitale couvre 7 802 hectares. L’enceinte des Fermiers généraux est démolie et l’octroi reporté aux fortifications de Thiers. La loi du 19 avril 1919 décide la destruction des fortifications, qui sont progressivement arasées et incorporées à la capitale. Ce processus s’achève à la fin des années 1920.
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Débarrassée de ses enceintes, la capitale des 20 arrondissements s’est accrue des portions de la zone annexées en 1925, dont le champ de manœuvres d’Issy-les-Moulineaux, et des bois de Vincennes et de Boulogne (1929) pour atteindre une superficie de 10 540 hectares.



