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Un espace discontinu
Les contrastes territoriaux vont imposer dans la “petite banlieue” des processus distincts du passage du rural à l’urbain. Certains espaces sont délaissés comme les anciennes carrières de gypse qui seront plus tard aménagées pour devenir le parc des Buttes-Chaumont. D’autres, traversés par des routes importantes, des lignes de chemins de fer et des voies d’eau comme au Petit-Ivry, sont rapidement voués à l’industrie. À Charonne ou à Auteuil, c’est autour des églises, dans les villages anciens que se développe un habitat de maisons individuelles, entourées de jardin. Plus généralement, l’urbanisation se fait le long des grandes voies d’accès à Paris et aux limites des barrières, conduisant progressivement à l’effacement du dispositif du premier mur. Des projets de lotissements en nouveaux “villages” voient le jour comme à la Chaussée-du-Maine, à Plaisance ou à Grenelle sous l’impulsion du conseiller Violet. Les photos de Marville, prises en 1851, montrent combien la campagne est toujours présente dans ces espaces urbains encore incertains.
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Vue des Buttes-Chaumont avant l’aménagement du parc
Charles Marville, vers 1865
Reproduction d’une photographie positive sur papier albuminé
Bibliothèque historique de la Ville de Paris © C.H.V.P.
Situés entre les communes de La Villette et de Belleville ces territoires désolés sont des sites de carrières d’exploitation du gypse et servent de cimetières aux chevaux et de décharges jusqu’à leur mise en valeur par l’aménagement du parc des Buttes-Chaumont et des rues avoisinantes pour l’exposition de 1867. Les photos de Marville montrent ces paysages en cours de transformation.
Les carrières d’Amérique
Charles Marville, 1870
Reproduction d’une photographie positive sur papier albuminé
Bibliothèque historique de la Ville de Paris © C.H.V.P.
Vue du côté du futur emplacement de la place du Danube. Les carrières d’Amérique qui se prolongent dans le sous-sol de la butte ont été en partie comblées jusqu’au boulevard Serurier et la Butte du Chapeau-rouge dans le futur quartier de la rue de la Mouzaïa.
Situés entre les communes de La Villette et de Belleville ces territoires désolés sont des sites de carrières d’exploitation du gypse et servent de cimetières aux chevaux et de décharges jusqu’à leur mise en valeur par l’aménagement du parc des Buttes-Chaumont et des rues avoisinantes pour l’exposition de 1867. Les photos de Marville montrent ces paysages en cours de transformation.
Les carrières d’Amérique
Charles Marville, 1870
Reproduction d’une photographie positive sur papier albuminé
Bibliothèque historique de la Ville de Paris © C.H.V.P.
Vue des Carrières de l’Amérique prise des fortifications vers les Buttes-Chaumont (au fond à gauche, le promontoire et le belvédère) et le Temple évangélique de la rue Meynardier (au fond au centre) et vers l’ouest. Au second plan, la rue de Mexico, ouverte par Décret du 19 octobre 1864, devenue rue Manin par Arrêté du 4 novembre 1880.
Situés entre les communes de La Villette et de Belleville ces territoires désolés sont des sites de carrières d’exploitation du gypse et servent de cimetières aux chevaux et de décharges jusqu’à leur mise en valeur par l’aménagement du parc des Buttes-Chaumont et des rues avoisinantes pour l’exposition de 1867. Les photos de Marville montrent ces paysages en cours de transformation.
Projet d’urbanisation du quartier d’Orléans, au Petit-Montrouge
Photogravure, 1830
Musée Carnavalet-Histoire de Paris © Roger Viollet
“Quartier d’Orléans, au Petit-Montrouge, vu du square… jolies maisons bourgeoises avec jardins à l’anglaise”. Les parcelles du lotissement du “Nouveaux village d’Orléans” sont en éventail et conçues de façon très indépendante des voies existantes, rue de la Tombe-Issoire et avenue d’Orléans.
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