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Entre divertissement et industrie
Libérés de l’octroi, les territoires “suburbains” accueillent dans les guinguettes, les cabarets, les “salons” et les parcs de loisirs, les Parisiens qui viennent s’y distraire à meilleur compte. Situés de l’autre côté des barrières, ces établissements qui peuvent compter jusqu’à mille consommateurs en même temps, se répartissent dans des rues qui leur sont dédiées. La “petite banlieue” est aussi le lieu de l’industrie, petite ou grande, progressivement rejetée de Paris. En 1840, 18 des 118 grandes entreprises répertoriées dans l’arrondissement de Saint-Denis y sont installées, et comme l’usine Félix Potin, la raffinerie Lebaudy, la Société anonyme de construction ou les entrepôts, proches du bassin, cloisonnent l’espace urbain et imposent au quartier de se conformer aux exigences de la production industrielle.
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La Cabaret de la Mère radis, Panorama de La Villette
© Roger Viollet
Les cabarets et guinguettes s’installent au-delà des barrières, et vendent aux consommateurs des produits de consommation courante et en particulier du vin, libérés des taxes d’octroi. La présentation en longue table, les gobelets attachés par une chaîne correspond à ce que l’on peut voir ailleurs, autour de Paris.
Cabaret de la Mère Marie, barrière des deux moulins
Léopold Flameng (1831-1911), Gravure datée de 1859
Musée Carnavalet-Histoire de Paris © Roger Viollet
Le cabaret se trouve situé juste de l’autre côté de la barrière des Deux-Moulins dans le 13e arrondissement.
Cabaret du Petit jardinet, à la Petite Villette
Photogravure, 1853
Bibliothèque nationale de France, Département des Estampes et de la Photographie © BnF
À la salle Graffard, 138, boulevard de Ménilmontant
Gravure de Charles Baude
(1853-1935), d’après un modèle peint par Jean Béraud, 1884
Musée Carnavalet - Histoire de Paris © Roger Viollet.
La grande usine Félix-Potin, 66-68 rue de l'Ourcq
1887, impression typographique
Bibliothèque historique de la Ville de Paris © Roger-Viollet
La Villette industrielle
La Villette est très tôt devenue un centre industriel important prolongeant en petite banlieue les activités du faubourg Saint-Martin, selon un processus de glissement “hors-les-murs” assez comparable à celui des déplacements de population. S’y développent des activités variées, liées entre elles par des relations de dépendance entre grande et petite industries, mais aussi complémentaires dans les types de fabrication. La production de “noir animal” (produit obtenu à partir de la carbonisation des os issus des abattoirs), par exemple, indispensable à l’industrie sucrière, explique la localisation des raffineries Lebaudy ou Sommier, plus tard de l’entreprise Félix Potin, de chocolateries, etc. L’industrie appelle l’industrie et fait de La Villette, à l’échelle de l’agglomération parisienne, un “quartier sacrifié”.
Usine de savonnerie et parfumerie Edouard Pinaud et Meyer, 50 rue de Flandres
Reproduction typographique
Musée Carnavalet © Roger-Viollet
La Villette industrielle
La Villette est très tôt devenue un centre industriel important prolongeant en petite banlieue les activités du faubourg Saint-Martin, selon un processus de glissement “hors-les-murs” assez comparable à celui des déplacements de population. S’y développent des activités variées, liées entre elles par des relations de dépendance entre grande et petite industries, mais aussi complémentaires dans les types de fabrication. La production de “noir animal” (produit obtenu à partir de la carbonisation des os issus des abattoirs), par exemple, indispensable à l’industrie sucrière, explique la localisation des raffineries Lebaudy ou Sommier, plus tard de l’entreprise Félix Potin, de chocolateries, etc. L’industrie appelle l’industrie et fait de La Villette, à l’échelle de l’agglomération parisienne, un “quartier sacrifié”.

Compagnie parisienne d'éclairage et de chauffage par le gaz : Usine des goudrons de la Villette
1873
Photographie d'Auguste-Hippolyte Collard
Musée Carnavalet © Roger-Viollet
La Villette industrielle
La Villette est très tôt devenue un centre industriel important prolongeant en petite banlieue les activités du faubourg Saint-Martin, selon un processus de glissement “hors-les-murs” assez comparable à celui des déplacements de population. S’y développent des activités variées, liées entre elles par des relations de dépendance entre grande et petite industries, mais aussi complémentaires dans les types de fabrication. La production de “noir animal” (produit obtenu à partir de la carbonisation des os issus des abattoirs), par exemple, indispensable à l’industrie sucrière, explique la localisation des raffineries Lebaudy ou Sommier, plus tard de l’entreprise Félix Potin, de chocolateries, etc. L’industrie appelle l’industrie et fait de La Villette, à l’échelle de l’agglomération parisienne, un “quartier sacrifié”.
Entrepôt de bois, rue de Javel
Novembre 1904, Union photographique française
Musée Carnavalet © Roger-Viollet
La Villette industrielle
La Villette est très tôt devenue un centre industriel important prolongeant en petite banlieue les activités du faubourg Saint-Martin, selon un processus de glissement “hors-les-murs” assez comparable à celui des déplacements de population. S’y développent des activités variées, liées entre elles par des relations de dépendance entre grande et petite industries, mais aussi complémentaires dans les types de fabrication. La production de “noir animal” (produit obtenu à partir de la carbonisation des os issus des abattoirs), par exemple, indispensable à l’industrie sucrière, explique la localisation des raffineries Lebaudy ou Sommier, plus tard de l’entreprise Félix Potin, de chocolateries, etc. L’industrie appelle l’industrie et fait de La Villette, à l’échelle de l’agglomération parisienne, un “quartier sacrifié”.
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